Assouan est la ville la plus méridionale d’Egypte.
Située sur la première cataracte du Nil, elle a toujours constitué une
frontière entre deux mondes, l’un, civilisé et connu, l’autre, lointain et
mystérieux, s’enfonçant dans les profondeurs de l’Afrique, à travers les
étranges royaumes de Kouch et de Méroé. Frontière, Assouan l’était à l’époque
pharaonique, elle l’est toujours. C’est à son niveau que le Nil a été coupé par
deux barrages, le premier, érigé au début du XXe siècles et maintes fois
remanié, le second, pharaonique, réalisé par Nasser. Si Assouan appartient à
l’Egypte, pays arabe et méditerranéen, elle conserve en elle la culture et les
traditions de la Nubie, pays disparu sous les eaux, et dont les habitants –
reconnaissables à leur peau noire, leurs traits fins, et leurs silhouettes
élancées dans des vêtements blancs immaculés – ont été relogés dans la ville et
ses alentours.
L'hiver, de novembre à mars, est la saison la plus favorable au tourisme : les
journées sont douces, les nuits plutôt fraîches.
L'été, de juin à fin septembre, est torride : il faut partir en excursion dès 6
h du matin et rentrer à l'hôtel en tout début d'après-midi pour une sieste
réparatrice ; à l'hôtel, la climatisation s'impose !
Les intersaisons (avril-mai, octobre-novembre) sont les époques les plus
agréables : les soirées sont douces et, dans la journée, la chaleur est
supportable. De la mi-février à la mi-avril, le khamsin, vent de sable, peut
souffler, provoquant parfois des perturbations du trafic aérien.
On ne peut évoquer Assouan sans mentionner les barrages, monuments contemporains
érigés pour sauver l’Égypte de la faim. Un premier barrage fut construit en
1902 et rehaussé en 1936. Celui-ci n’étant pas suffisant, un second barrage fut
construit dès 1960 avec l’aide de l’U.R.S.S. Après onze ans de travaux «
pharaoniques », fut inauguré le plus grand barrage du monde, le Sadd el-Âli :
110 mètres de haut, 3.600 mètres de long et 40 mètres d’épaisseur.